Metro, boulot, dodo. Plusieurs sont prêts à tout pour ne pas en arriver là ou… pour en sortir. Ce n’est pas pour rien que les Google et Ubisoft de ce monde rivalisent de flexibilité et de divertissement pour attirer les jeunes talents. On veut garder notre liberté, se réaliser, tout en gagnant bien notre vie. Sauf que bien souvent notre réalité est toute autre.

On voudrait vraiment passer plus de temps sur notre projet de changement de carrière nous menant vers une vie qui a plus de sens, mais on a encore cet autre travail que l’on garde en attendant et qui absorbe le plus clair de notre temps. Ou encore on s’est lancé dans cette nouvelle carrière, mais ça gobe tout l’horaire. Plus de temps pour les vacances! Peu importe le contexte, on se dit souvent que c’est un dur moment à passer. Toutefois, plus souvent qu’autrement, on se laisse submerger par le travail, se laissant peu, voire pas, d’espace pour décrocher. Il faut donc prendre en main son équilibre, car tout aussi fabuleux soit ce virage professionnel, si on y dépense intensément toute son énergie, watch out le retour du balancier!

Commençons donc par déboulonner des mythes.

 

Work hard, play hard?

Se défoncer au travail pour ensuite avoir envie d’aller à l’autre extrême? On fait tous ça, certains plus intensément que d’autres. Pour ma part, les fois où je m’ensevelis sous les tâches, où j’utilise l’énergie de mes journées et de mes soirées pour travailler (pour l’entreprise qui m’embauche ou pour mes rêves), je frappe inévitablement un mur. Oui, j’abats du travail. Sauf que dès que je bascule de l’autre côté, j’ai BESOIN de récupérer le temps où ma vie ne contenait pas assez de plaisir, de repos, de farniente. Je vais alors avoir besoin de faire la fête à fond, de passer des heures (des jours même!) à me laisser aller à regarder des séries, à « glander » sur Facebook. Comme si, ayant tellement travaillé fort, j’avais hypothéqué ma vie et je sentais le besoin de compenser. Mon désir de liberté reprend alors ses droits et m’impose une forme d’équilibre. Ma conclusion? On aura toujours besoin d’un équilibre entre travail et vacances, entre effort et repos. Si on ne le crée pas dans chacune de ses journées, la nature, notre nature forcera les choses pour que l’on finisse par « balancer », ne serait-ce, en poussant à l’extrême, en faisant un « shut down » (et voilà la dépression). Tâchons donc de ne pas en arriver là!

« C’est d’autant plus important que différentes études démontrent que les bénéfices psychologiques des vacances annuelles sont temporaires: ils disparaissent déjà, un ou deux jours après le retour au travail. Chez les plus chanceux, les effets se prolongent jusqu’à quatre semaines. » Lambert-Chan, Marie. (2016, 14 mai).

« Le cerveau a aussi besoin de vacances ». Québec Sciences. www.quebecscience.qc.ca/reportage_qs/Le-cerveau-aussi-a-besoin-de-vacances

Faites ce que vous aimez et vous n’aurez plus jamais l’impression de travailler?

 

Cela part du principe que de travailler, c’est quelque chose de lourd et de négatif. Le « travail » porte souvent une grande connotation péjorative, mais, en soi, ce n’est qu’un terme qui signifie que l’on se consacre à une tâche, que l’on s’exerce à quelque chose. La chanteuse qui vit son rêve passe beaucoup de temps à travailler. Peut-être n’aura-t-elle pas l’impression que c’est un travail parce qu’elle adore ça, mais elle devra y consacrer énormément de temps et d’énergie. Et la fatigue qui peut y être associée sera bien réelle, même si on adore ce qu’on fait!  Si vous y pensez bien, ceux qui réussissent à de hauts niveaux ont la plupart du temps une hygiène de vie leur permettant de décrocher au quotidien. On doit apprendre à être à l’écoute de soi.

« Notre organisme est un peu comme la terre : lorsqu’on surcultive, à un moment donné, on produit moins, illustre Michel Grisé, psychologue spécialisé en santé mentale au travail chez PsyGym. On ne fournit plus. Comme la nature, ce qui nous régénère, c’est de ne rien faire, ou faire le contraire de ce qu’on fait d’habitude. » Allard, Marie (2016, 18 fév.). « Relâche : la bonne posologie pour les vacances ». La Presse+.  www.lapresse.ca/vivre/famille/201602/18/01-4952039-relache-la-bonne-posologie-pour-les-vacances.php

En terminant, je propose donc un « Work well, play often! ». Plutôt que de chercher les extrêmes, on apprend à s’écouter et on trouve ce qui fonctionne avec soi. De nos jours, les moyens de se ressourcer ne manquent pas. Voyez ce qui vous convient!

Défi pour vous : Durant 1 mois, donnez des vacances à votre cerveau à tous les jours pendant 10 minutes (même lorsque vous êtes débordés) ! Vous y prendrez goût !

 

Sabrina Houle

Sabrina travaille comme représentante en édition scolaire depuis 10 ans et prend un virage pour utiliser davantage sa voix. Écriture, podcast, radio, narration et musique sont les moyens qu’elle utilise pour partager son expérience et accompagner les gens. Elle contribue à GRAN-D-TOUR en s’exprimant sur les différents thèmes, vous permettant de ne pas vous sentir seul(e) à vivre un changement et de voir la vie plus simplement, plus harmonieusement.

About Sabrina Houle

Sabrina travaille comme représentante en édition scolaire depuis 10 ans et prend un virage pour utiliser davantage sa voix. Écriture, podcast, radio, narration et musique sont les moyens qu’elle utilise pour partager son expérience et accompagner les gens. Elle contribue à GRAN-D-TOUR en s’exprimant sur les différents thèmes, vous permettant de ne pas vous sentir seul(e) à vivre un changement et de voir la vie plus simplement, plus harmonieusement.

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