Guide de survie pour un gran-d-tour familial

On s’en permet plus avec sa famille qu’avec des collègues. Alors comment s’y retrouver si vous planifiez votre gran-d-tour en collaboration avec votre famille? Comment utiliser l’amour qui vous unit pour développer une entreprise florissante et non pas détruire vos relations? Guide de survie ici. Témoignage de Justine de Cultiv’art qui travaille avec ses parents et Pascale et Marie-Claud, les deux soeurs derrière Les Minettes.

Q1 : 3 trucs pour travailler avec sa famille ?

On vous JURE que rien de tout cela n’est planifié, mais elles sont arrivées aux mêmes conclusions! Vous pouvez donc leur faire confiance je pense!

  1. Compartimenter / Décrocher

Justine : Quand je vais souper chez mes parents, je suis leur fille. Je peux me permettre de bouder, d’être bébé ou de chialer comme une enfant. Au travail, je suis leur associée. Je dois me détacher de l’émotivité et rester rationnelle.

Pascale et Marie-Claud : Quand vous vous retrouvez en famille à l’extérieur de « l’environnement de travail», essayez le plus possible de parler de d’autre chose que du boulot, boulot, boulot. On a souvent tendance à laisser le travail envahir bien des moments et des discussions en famille, parce que c’est vrai que c’est tellement stimulant et motivant de brainstormer avec un verre de vin sur toutes les idées qui nous traversent l’esprit. Mais de décrocher quand on se retrouve ensemble, de profiter de chacun et de laisser le travail de côté , c’est sain et ça fait du bien!

2. Communiquer 

Justine : Il faut dire les choses, même les plus difficiles. Le ressentiment n’a pas sa place. Mon père est d’une autre génération et ne verbalise pas beaucoup. Les femmes de notre famille ont le sang chaud. On crie et on vit un peu à l’italienne. Au travail, il a fallu trouver une façon de se parler. Au début, c’était un défi. Maintenant ça va beaucoup mieux. Il faut laisser le temps aux choses.

Les Minettes : Ne pas garder de crottes sur le coeur! Il n’y a rien de pire que de laisser une situation, qui pourrait être banale, s’envenimer au risque de venir détruire ou abîmer nos relations familiales.

  1. Clarifier et délimiter les responsabilités

Justine : Je m’y connais en marketing. Mon père non. Il s’y connaît en agriculture. Moi non. On apprend tous les deux l’un de l’autre, mais on doit aussi faire confiance à l’expertise de l’autre.

Les Minettes : Prendre le temps de clarifier les rôles et responsabilités de chacun, de définir l’implication financière de tous. Ne pas prendre pour acquis que parce qu’on est une famille, tout se réglerait naturellement et dans l’harmonie si par exemple un membre décidait de quitter le bateau, ou encore si dissolution de l’entreprise il y avait. L’argent peut être au sein de bien de chicanes, alors mettez les choses au clair dès le départ!

Q2 :  Qu’est ce qui est le plus difficile quand on travaille avec sa famille?

Justine : Le stress de reprendre une entreprise lucrative depuis 2 générations dont toute la famille est très fière.

Les Minettes : Ne pas laisser ses émotions guider ses décisions! Il peut être très difficile par moment de rester objectif parce que c’est TON projet, TON entreprise, TES idées…  N’hésitez pas à prendre du recul et à demander l’avis de gens externes, ça peut être très bénéfique.

 Q3 : Qu’est ce qui est le plus positif quand on travaille avec sa famille?

Justine & Les Minettes : De voir un rêve, un projet commun se concrétiser! Et de constater que ça semble sur la bonne voix!

Q4 : En terminant, une anecdote de famille à partager?

Les Minettes : Comment bien profiter de son réseau…! Au cours de sa longue carrière d’entrepreneur, notre père a dû engager tous les gens qui ont croisé de près ou de loin sa vie: ses filles, sa femme, son fils, son beau-frère, le voisin, TOUS les chums de ses filles, le beau-père, les amis, etc… Et faut croire que la pomme n’est pas tombée bien loin de l’arbre, on suit littéralement ses traces… comme par exemple la «petite cousine bretonne» qu’on vient d’engager comme stagiaire pour 4 mois 😉

Justine : Je suis très féminine et le domaine dans lequel j’oeuvre est assez machiste. Mon père a donc exigé que je retire mes faux cils. Il n’y avait pas d’argumentation possible, j’ai dû céder! En sachant très bien qu’il n’aurait probablement jamais demandé ça à un associé qui n’aurait pas été sa fille!

Peu importe les difficultés, elles s’entendent toutes pour dire que le jeu en vaut la chandelle! Alors lancez-vous!

 

Julie

Julie a travaillé pendant 10 ans comme cadre marketing dans des compagnies financières du Québec. Un jour, ça ne va plus. Cette vie ne la rend plus heureuse et elle décide de quitter ce milieu pour devenir consultante et fonder GRAN-D-TOUR, une plateforme web qui souhaite inspirer les gens à faire à leur tête et à ne pas hésiter à changer de direction quand ils en ressentent le besoin.

About Julie

Julie a travaillé pendant 10 ans comme cadre marketing dans des compagnies financières du Québec. Un jour, ça ne va plus. Cette vie ne la rend plus heureuse et elle décide de quitter ce milieu pour devenir consultante et fonder GRAN-D-TOUR, une plateforme web qui souhaite inspirer les gens à faire à leur tête et à ne pas hésiter à changer de direction quand ils en ressentent le besoin.

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